
Reprise de solins
Solin fissuré ou décollé : nous reprenons la jonction mur/toiture avec relevé et bande de solin engravée, faite pour durer.
Voir la prestation
Zinguerie de cheminée
Bavette, costières, besace et solin façonnés sur mesure autour de votre conduit pour en finir avec les fuites au plafond.
Étanchéité des cheminées
Une cheminée traverse la couverture de part en part. Autour d’elle, les tuiles ne peuvent plus se recouvrir normalement : en amont, l’eau qui dévale le pan vient buter contre la maçonnerie ; sur les côtés, elle s’infiltre le long du conduit ; en aval, elle doit être renvoyée sur les tuiles. L’abergement est l’ensemble de pièces métalliques qui règle ces trois problèmes à la fois.
Un abergement cheminée Sisteron mal conçu ou vieilli explique une grande partie des taches au plafond que l’on nous demande d’examiner. Couvreur Sisteron BP refait les abergements en zinc, en plomb ou en cuivre, sur cheminées anciennes en pierre comme sur conduits récents, et traite les sorties de toit de toute nature.
Benoit Paul façonne chaque pièce sur mesure, car il n’existe pas deux cheminées identiques : largeur, pente du toit, type de tuile et état de la maçonnerie changent tout.

Anatomie d’un abergement
En aval de la cheminée, la bavette recouvre les tuiles et renvoie l’eau dessus. Sur les côtés, les costières remontent le long de la maçonnerie et se glissent sous les tuiles adjacentes, ou s’appuient sur des noquets en escalier. En amont, la besace (ou back) forme une petite noue qui écarte l’eau de part et d’autre du conduit ; sur les cheminées larges, on y ajoute un détournement en dos d’âne.
Enfin, une bande de solin engravée dans la maçonnerie vient couvrir le haut de toutes ces pièces pour que l’eau ruisselant sur la cheminée ne passe pas derrière.
Déroulé
Un abergement se refait en une à deux journées selon la taille de la cheminée et l’accès. Le travail se décompose ainsi.
Nous regardons d’abord les traces dans les combles, puis la cheminée depuis le toit, pour confirmer que l’abergement est bien en cause.
Harnais sur ligne de vie, échelle de couvreur, et échafaudage quand la pente ou la hauteur l’exigent.
Les tuiles autour du conduit sont retirées, l’ancien abergement et les mortiers dégradés sont déposés, le support est contrôlé.
Liteaux repris si besoin, écran raccordé, engravure taillée dans la maçonnerie pour recevoir le solin.
Bavette, costières et besace sont façonnées, ajustées et assemblées, puis les tuiles sont reposées et le solin fixé et mastiqué.
Arrosage du pan en amont pour vérifier le comportement de l’eau, puis photos de fin de chantier.

Dans les règles
Lors d’une rénovation complète, nous profitons de la découverture pour reprendre l’abergement dans les meilleures conditions : l’écran sous-toiture HPV est relevé et raccordé autour du conduit, les liteaux neufs sont ajustés, puis l’abergement est posé avant le recouvrement des tuiles.
C’est la configuration idéale, celle que montre cette photo de chantier : un abergement cuivre posé sur liteaunage neuf, avec un second niveau de protection en dessous.
Sur de nombreuses toitures en tuiles canal du Sisteronais, le raccord entre tuiles et cheminée a été réalisé avec un simple bourrelet de mortier. Le mortier et la tuile ne bougent pas de la même façon : au premier hiver de gel et de dégel, une fissure s’ouvre entre les deux, l’eau s’y engouffre, gèle, et élargit la fente. Reboucher avec du mortier neuf ou un mastic ne fait que retarder l’échéance. La seule réponse durable est un abergement métallique, complété si besoin par une reprise des solins sur les murs adjacents.
Le zinc convient à la plupart des cheminées et se soude facilement. Le plomb, très malléable, épouse les ondulations des tuiles canal et des tuiles à fort galbe sans découpe ; nous l’utilisons pour certaines bavettes. Le cuivre s’impose sur les toitures de caractère, sur les couvertures en ardoise ou lorsque d’autres ouvrages sont déjà en cuivre. Attention à la compatibilité : un abergement en cuivre ne doit pas déverser son eau dans une noue ou une gouttière en zinc. Pour ces ouvrages nobles, voyez aussi notre page habillage en cuivre.
Une cheminée peut aussi générer de l’humidité par l’intérieur : conduit non tubé qui condense, absence de chapeau laissant entrer la pluie verticalement, maçonnerie poreuse qui boit l’eau au-dessus du toit. Avant de refaire un abergement, nous éliminons ces hypothèses. Un chapeau de cheminée ou un traitement hydrofuge de la souche règlent parfois à eux seuls des infiltrations qu’on attribuait à tort à la couverture. En cas de doute, notre service de recherche de fuite permet de trancher.
Le mistral plaque la pluie contre la face amont de la cheminée et la pousse sous les costières mal relevées. Sur les maisons exposées au nord, dans la plaine de la Durance ou sur les hauteurs de Entrepierres, nous rehaussons les relevés et soignons particulièrement la besace, souvent sous-dimensionnée sur les ouvrages anciens.
Retrouvez toutes nos prestations de métaux de toiture sur la page zinguerie.

Symptômes
Tache brune au plafond près du conduit, humidité sur le coffrage de la cheminée dans les combles, bois de charpente noirci autour de la trémie : ce sont les symptômes classiques. Vu du toit, on repère un solin décollé, un mortier de raccord fissuré, un zinc percé ou une besace absente.
Beaucoup de cheminées anciennes n’ont d’ailleurs jamais eu d’abergement métallique, seulement un solin au mortier : il finit toujours par se fissurer.
Une cheminée correctement abergée ne devrait plus vous donner de souci pendant des décennies. C’est un ouvrage de précision, où la qualité du façonnage compte plus que le métal choisi.
Pour un diagnostic ou la réfection d’un abergement de cheminée à Sisteron et alentours, appelez le 06 11 40 10 26 ou passez par la page contact.
Questions fréquentes
Si la tache apparaît au plafond à proximité du conduit, ou si les bois de la trémie sont humides dans les combles, la cheminée est la première suspecte. Reste à savoir si l’eau passe par l’abergement, par la souche poreuse ou par le conduit lui-même. Nous examinons les trois depuis l’intérieur et le toit avant de conclure, pour ne pas vous faire refaire un ouvrage qui n’est pas en cause.
Ponctuellement, un mastic adapté peut refermer le haut d’un solin décollé, en attendant mieux. Mais le mastic vieillit au soleil et ne compense jamais une pièce percée, absente ou mal recouverte par les tuiles. Utilisé seul sur un bourrelet de mortier fissuré, il ne tient qu’une ou deux saisons. Nous vous disons honnêtement si la réparation légère a un sens ou non.
Non, dans l’immense majorité des cas. Seules les tuiles autour du conduit sont déposées. Si la souche elle-même est très dégradée, avec des pierres désorganisées ou des joints vidés, nous pouvons vous conseiller de la rejointoyer ou de la reprendre en tête avant de poser l’abergement, afin que le solin s’ancre dans une maçonnerie saine.
Oui, par temps sec. Le façonnage du zinc ou du cuivre ne craint pas le froid, en revanche nous évitons de travailler sur une toiture gelée ou enneigée pour des raisons de sécurité, et les mastics demandent une température minimale pour adhérer. En cas de fuite active, nous assurons d’abord une protection provisoire, puis nous intervenons dès qu’une fenêtre météo le permet.
Si la souche reste en place, oui : elle continue de traverser la couverture et de recevoir l’eau. Une autre option consiste à démolir la souche sous le niveau des tuiles et à recouvrir entièrement l’ouverture, ce qui supprime définitivement le point singulier. Nous vous présentons les deux solutions et leurs implications lors de la visite.
Oui. Les conduits de poêle inox, les sorties de VMC et les évents de chute traversent eux aussi la toiture. Nous posons des embases d’étanchéité adaptées au profil de vos tuiles, ou des abergements façonnés quand le conduit est plus large, en respectant la distance de sécurité aux matériaux combustibles imposée par le fabricant du conduit.
Nous identifions l’origine exacte de l’infiltration et vous proposons gratuitement la réfection adaptée.