
Abergement de cheminée
Bavette, costières, besace et solin façonnés sur mesure autour de votre conduit pour en finir avec les fuites au plafond.
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Cuivre façonné à la main
Lucarnes, bavettes, débords arrondis et abergements en cuivre, préparés et posés avec le soin qu’exige le bâti de caractère.
Zinguerie d’art
Le cuivre occupe une place à part dans le métier de couvreur. Il se travaille au marteau, s’emboutit, se plie en formes courbes, se brase et s’agrafe. Il résiste à la corrosion mieux que tout autre métal de toiture et se couvre avec le temps d’une patine brune puis verte qui le protège. C’est le matériau des lucarnes de maisons de maître, des débords arrondis, des bavettes d’appui et des abergements soignés.
Un habillage cuivre toiture réalisé par Couvreur Sisteron BP, c’est un ouvrage façonné à la main par Benoit Paul, sur un support bois préparé avec soin, pour des maisons de caractère à Sisteron et dans les villages alentour. Les photos de cette page proviennent de nos propres chantiers.
Nous intervenons sur des rénovations où le cuivre existait déjà et doit être refait à l’identique, comme sur des projets où vous souhaitez donner à une lucarne, à une rive ou à une avancée de toit une finition durable et élégante.

Lucarnes
La lucarne est un petit bâtiment posé sur le toit, avec ses propres jouées, sa propre couverture et ses jonctions avec la toiture principale. Habillée de cuivre, elle devient étanche sur toutes ses faces et gagne une finition qui met en valeur la façade.
Nous habillons les jouées latérales, le fronton, le chapeau et les raccords avec la couverture, en coordonnant le travail avec la pose ou la rénovation de la lucarne elle-même si nécessaire (voir notre page création de lucarne).
Notre méthode
Un ouvrage en cuivre se prépare plus longuement qu’un ouvrage en zinc ou en aluminium. Chaque étape compte pour le résultat final, visible de la rue pendant des décennies.
Nous relevons les formes, les pentes et les jonctions, et regardons l’état des bois et des ouvrages voisins.
Découpage de l’ouvrage en éléments, sens de recouvrement, emplacement des joints et des dilatations : tout est défini avant la première coupe.
Dépose, remplacement des bois défectueux, redressage, création des formes courbes en volige.
Pliage, cintrage et emboutissage du cuivre, à l’atelier pour les pièces répétitives, sur place pour les ajustements.
Fixation par pattes en cuivre, agrafage, joints debout ou tasseaux, brasure là où une étanchéité rigide est nécessaire.
Vérification des recouvrements et de l’écoulement, nettoyage du métal et photos de l’ouvrage terminé.

Préparation
Le cuivre ne pardonne pas un support irrégulier : chaque défaut du bois se lit à travers le métal une fois posé. Avant tout habillage, nous déposons l’ancien revêtement, remplaçons les voliges ou planches abîmées, redressons les formes et créons, sur les parties courbes, un support continu qui guidera le façonnage.
Le bois est sec, propre et traité ; nous évitons le contact direct avec des essences acides ou des fixations en acier non adaptées.
Le cuivre neuf est rose saumon et brillant. En quelques mois, il brunit ; en quelques années, il devient brun sombre, presque chocolat. La patine verte, le célèbre vert-de-gris, apparaît beaucoup plus tard et dépend de l’exposition, de l’humidité et de la pollution de l’air. Dans le climat sec et ensoleillé de Haute-Provence, elle se forme lentement. Il faut aimer cette évolution : elle est le signe que le métal se protège.
C’est la règle d’or. L’eau qui ruisselle sur le cuivre ne doit jamais atteindre du zinc, de l’aluminium ou de l’acier galvanisé en aval, sans quoi ces métaux se corrodent rapidement. Quand nous habillons une lucarne en cuivre, nous vérifions où aboutit son eau : une noue en zinc ou une gouttière zinc en dessous devront être remplacées par du cuivre, ou le circuit d’eau modifié. Les fixations sont elles aussi en cuivre ou en inox compatible.
Comme tous les métaux, le cuivre se dilate. Sur une jouée de lucarne plein sud ou un grand débord, les variations de longueur ne sont pas négligeables entre une nuit de janvier et un après-midi d’août. Nous fixons donc les feuilles par pattes coulissantes cachées dans les agrafures, jamais par des clous traversant la tôle, et nous limitons la longueur des éléments.
Le cuivre est également un excellent choix pour un abergement de cheminée sur une couverture de caractère, en tuiles comme en ardoise. Nous en avons réalisé sur des toitures entièrement rénovées, avec écran sous-toiture et liteaunage neufs. Pour ce type d’ouvrage, consultez notre page abergement de cheminée.
Autour de la Citadelle et dans certains centres anciens, les travaux visibles en toiture peuvent être soumis à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Le cuivre y est généralement bien accueilli lorsqu’il reprend un ouvrage existant, mais une déclaration préalable reste souvent nécessaire. Nous vous indiquons les démarches à prévoir avant de lancer le chantier.
L’ensemble de nos ouvrages métalliques est présenté sur la page zinguerie.

Détails
Sous une fenêtre de lucarne, la bavette d’appui renvoie l’eau de la menuiserie sur la couverture. En cuivre, elle se façonne avec un larmier précis et des relevés latéraux qui empêchent l’eau de contourner l’appui.
Ce sont ces petites pièces, pliées au millimètre, qui distinguent une zinguerie d’art d’une simple tôle rapportée.
Bien conçu et bien posé, un habillage en cuivre peut accompagner plusieurs générations d’occupants sans entretien particulier. C’est un investissement de long terme qui valorise le bâti de caractère.
Pour un projet d’habillage cuivre à Sisteron, à Noyers-sur-Jabron ou dans tout notre secteur, appelez le 06 11 40 10 26 ou écrivez-nous via la page contact.
Questions fréquentes
Très peu. La patine qui se forme naturellement protège le métal, il ne faut surtout pas chercher à la retirer. L’entretien se limite à vérifier de temps en temps que l’eau s’écoule bien, que les recouvrements sont en place et qu’aucun débris ne s’accumule sur les parties planes. Un contrôle visuel lors de l’entretien général de la toiture suffit largement.
Il existe des vernis de protection, mais ils vieillissent au soleil, finissent par jaunir et s’écailler par plaques, ce qui donne un aspect irrégulier. Sur une toiture, nous déconseillons cette option. Si la couleur du cuivre neuf vous gêne, il existe des cuivres prépatinés brun ou vert, qui offrent dès la pose l’aspect d’un métal vieilli.
Non, pas davantage que n’importe quel autre élément métallique de toiture. Un habillage de lucarne ou une bavette ne modifient pas le risque de foudroiement d’une maison. La protection contre la foudre relève d’un paratonnerre ou d’un parafoudre installé par un spécialiste, ce qui est une autre question que la zinguerie de couverture.
Oui. Sur une couverture en tuiles canal, le cuivre est surtout utilisé pour les abergements, les bavettes, les habillages de lucarnes et parfois les gouttières pendantes. Sa malléabilité permet d’épouser les ondulations des tuiles. Nous veillons simplement à ce que l’eau qui ruisselle sur le cuivre n’aboutisse pas sur du zinc ou de l’aluminium en aval.
Seulement si le cuivre est en aval, ce qui est rarement le cas sur une lucarne où l’eau descend du chapeau vers les jouées et l’appui. En pratique, nous réalisons tout l’habillage dans un seul métal. Si la lucarne est en zinc et que vous souhaitez passer au cuivre, nous reprenons l’ensemble des pièces pour garantir la cohérence.
Non, même si c’est là qu’on le voit le plus. Sur une construction contemporaine, un habillage de débord ou de lucarne en cuivre apporte une touche chaleureuse qui contraste avec un enduit clair ou un bardage bois. Nous étudions avec vous la manière de l’intégrer à l’architecture, quel que soit l’âge de la maison.
Benoit Paul vient voir votre ouvrage et vous propose gratuitement une solution façonnée sur mesure.