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Entretien des gouttières à l’automne : le guide

Feuilles, pluies d’automne, gel : les contrôles à faire sur vos gouttières et descentes avant l’hiver.

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  • Lun.–dim.
  • Sisteron & 12 communes

Les gouttières ne se remarquent que lorsqu’elles débordent. Pourtant, elles protègent à la fois la toiture, les façades et les fondations. L’entretien des gouttières à l’automne est le plus utile de l’année : il vide ce que l’été et la chute des feuilles ont accumulé, juste avant les pluies d’automne et les gelées. Ce guide vous explique quoi vérifier, comment procéder et à quel moment confier le travail à un couvreur.

Pourquoi l’automne est le bon moment

Autour de Sisteron, l’automne concentre plusieurs risques pour les gouttières :

  • La chute des feuilles : platanes, chênes, peupliers le long de la Durance et du Buëch remplissent les chéneaux en quelques semaines.
  • Les épisodes pluvieux : l’automne apporte souvent des pluies abondantes en peu de temps. Une gouttière à moitié bouchée déborde immédiatement.
  • Le gel qui suit : l’eau stagnante dans une gouttière ou une descente obstruée gèle la nuit. La glace dilate, déforme les crochets, ouvre les soudures et peut fendre une descente.

Intervenir entre la mi-octobre et la fin novembre, quand l’essentiel des feuilles est tombé, permet de partir sur un hiver avec des évacuations propres. Sous de grands arbres, un second passage en fin d’automne est parfois utile.

Ce qu’un entretien des gouttières d’automne doit couvrir

1. Vider les chéneaux

On retire feuilles, aiguilles de pin, mousses tombées du toit, graviers de tuiles et terre accumulée. Ces dépôts forment une boue qui retient l’eau et accélère la corrosion du zinc. Sur une toiture en tuiles canal vieillissantes, on retrouve aussi des fragments de terre cuite : c’est un indice utile sur l’état de la couverture.

2. Déboucher les descentes

Un chéneau propre ne sert à rien si la descente est bouchée au niveau d’un coude. On vérifie l’écoulement en versant de l’eau en tête de descente, puis on dégage les bouchons au furet ou en démontant le dauphin en pied. Les descentes d’eaux pluviales étroites ou mal raccordées sont souvent à l’origine des débordements.

3. Contrôler la pente et les fixations

Une gouttière doit garder une légère pente vers ses descentes. Si l’eau stagne après le nettoyage, c’est qu’un crochet a plié (souvent sous le poids de la neige ou d’une échelle appuyée dessus) ou s’est desserré. On redresse ou on remplace les crochets concernés.

4. Vérifier l’étanchéité

Joints des naissances, soudures du zinc, raccords d’angles, fonds de gouttière : les fuites se repèrent aux coulures noires sur la façade ou aux taches d’humidité sur la génoise et les chevrons. Une soudure fissurée se reprend ; un fond percé par la corrosion impose souvent de remplacer la longueur.

5. Jeter un œil aux noues et au bas de toit

Les noues, ces angles rentrants entre deux versants, collectent beaucoup d’eau et retiennent les feuilles. Une noue encrassée déborde sous les tuiles. Le premier rang de tuiles, au-dessus de la gouttière, mérite aussi un contrôle.

Noue en zinc encrassée au raccord entre mur et toiture

Les signes d’une gouttière en fin de vie

ConstatCe que cela indique
Zinc percé ou très piqué au fondCorrosion avancée, souvent liée à des dépôts récurrents
Gouttière PVC cassante ou déforméeVieillissement aux UV, fréquent avec notre ensoleillement
Fuites à plusieurs raccordsJoints usés sur l’ensemble du réseau
Gouttière qui pend ou se décolleFixations ou support (planche de rive) dégradés

Dans ces cas, plutôt que de multiplier les réparations, on peut envisager un remplacement. Nos pages gouttières en aluminium et gouttières en zinc présentent les deux solutions les plus courantes : l’aluminium en une seule longueur, sans joint intermédiaire, et le zinc façonné, plus traditionnel, souvent attendu sur le bâti ancien.

Le faire soi-même ou faire appel à un pro ?

Sur une maison de plain-pied, avec une gouttière accessible depuis une échelle stable posée sur un sol plat, le nettoyage est à la portée d’un particulier soigneux : gants, petite pelle, seau accroché à l’échelle, et surtout jamais d’échelle appuyée directement sur la gouttière. Pour une maison à étage, une façade donnant sur la rue ou un terrain en pente, le risque de chute devient réel.

Le passage d’un couvreur présente un autre intérêt : depuis la gouttière, nous voyons le bas de la toiture, les tuiles d’égout, la génoise et les noues. Un défaut repéré en octobre se règle avant les intempéries de l’hiver. Notre prestation de nettoyage des gouttières inclut ce contrôle et des photos de ce que nous avons constaté.

Nous intervenons à Sisteron et dans les communes voisines, de Valernes à la vallée du Buëch. Pour programmer un passage avant l’hiver, appelez le 06 11 40 10 26.

Une fois par an suffit-il pour nettoyer ses gouttières ?

Pour une maison dégagée, un passage à l’automne suffit souvent. Sous de grands arbres ou des pins, un second nettoyage au printemps, après la chute des aiguilles et du pollen, est recommandé.

Pourquoi ma gouttière déborde-t-elle alors qu’elle est propre ?

Trois causes reviennent : une descente bouchée plus bas, une pente insuffisante qui fait stagner l’eau, ou une gouttière sous-dimensionnée pour la surface de toit qu’elle draine. Un contrôle permet de trancher.

Les gouttières bouchées peuvent-elles abîmer la toiture ?

Oui. L’eau qui déborde mouille la génoise, les chevrons et les bas de façade. Par grosse pluie, elle peut remonter sous les tuiles d’égout. En hiver, la glace formée dans le chéneau soulève parfois le premier rang de tuiles.

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